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Les investisseurs en fonds propres : quel intérêt pour le développement de l'entreprise ?

13 octobre 2016

L'augmentation des capacités financières d'une entreprise détermine sa capacité de croissance. Certains stades de développement nécessitent parfois de l'entreprise une croissance forte et rapide de ses fonds propres. Les investisseurs en fonds propres peuvent répondre à ce besoin des entreprises en développement. Leur objectif : aider les entreprises à franchir un seuil de croissance, en respectant la stratégie du dirigeant.

Pour croître et se développer, l’entreprise doit avoir une stratégie, des idées, des projets. Il faut également qu’elle trouve les financements dont elle a besoin. C’est le carburant indispensable pour la « booster » et la mettre sur une bonne orbite. Si pour les investissements matériels, l’entreprise peut trouver différentes solutions, pour les besoins immatériels les choses deviennent plus difficiles et pour l’accroissement des besoins de trésorerie ce l’est encore davantage.
Si l’entreprise ne trouve pas de ressources pour ce dernier poste, elle est condamnée à avoir une croissance adaptée à la croissance de ses fonds propres, c’est dire si le chemin sera long.
Les investissements matériels, l’innovation et certains axes de développement peuvent bénéficier de soutiens publics mobilisables au cas par cas. Mais face à un projet de développement plus ambitieux, l’entreprise a intérêt à raisonner sur la globalité de ses besoins et les inclure dans le temps.

C’est là que les intervenants en fonds propres peuvent présenter un intérêt pour l’entreprise. Leurs fourchettes d'intervention permettent d'apporter tout de suite à l'entreprise le montant nécessaire à la réalisation de ses projets. Elle n'a pas à identifier plusieurs sources de financement différentes pour clore son plan de financement.

Le problème est que pour nombre de chefs d’entreprise de PME ou TPE à potentiel, le regard qu’ils portent sur ces financeurs n’est pas toujours positif. Pour certains, l’entrée d’un tiers dans le capital est assimilée à une perte de pouvoir et d’autonomie D’autres sont convaincus que seul l’appât d’un gain rapide, sans se préoccuper d’un développement sur le long terme, anime ce type d’intervenants. Les investisseurs en fonds propres visent pourtant avant tout le développement des entreprises dans lesquelles ils investissent.

Pour l'entreprise, avoir un de ces acteurs comme partenaire financier apporte plusieurs avantages.
Les conditions d'intervention de l'investisseur sont déterminées dans un pacte d'associé. Et ce, dès la souscription. Les conditions de sortie de l'investisseur sont définies au départ. Le dirigeant dispose donc du temps nécessaire pour organiser cet évènement.
En règle général, l'investisseur se rémunère lors de sa sortie du capital, via la plus-values réalisée. Il n'y a donc pas de frais financiers comme le génèrerait un emprunt. La durée de l'investissement est définie dès le départ, et s'étale généralement sur plusieurs années. La plus-value espérée par l'investisseur repose donc sur le développement de l'entreprise. Le projet du dirigeant est l'élément qui motive l'intervention de l'investisseur.
L'apport du fonds d'investissement renforce fortement les capacités financières de l'entreprise. L'augmentation de ses fonds propres permet à l'entreprise de réduire son ratio d'endettement antérieur. Ceci peut lui permettre d'obtenir éventuellement d'autres emprunts. L'intervention en fonds propres a donc un effet de levier par rapport aux autres acteurs du financement.
Ceci permet à l'entreprise d'apparaître financièrement plus solide tout en étant engagée dans un projet de développement.

Ces acteurs sont nombreux et ils n’interviennent pas tous en toutes circonstances. Certains sont spécialisés sur des étapes de la vie de l’entreprise (amorçage, développement, risque, transmission, retournement, etc.). D’autres accompagnent plus spécifiquement des axes de développement (internationalisation, innovation, etc.). Certains fonds d'investissements privilégient des secteurs d’activités ou des filières (santé, matériaux, électronique, etc.).

La puissance publique (l’Etat et/ou des Régions) participe au financement de certains fonds, les uns étant publics, d’autres privés. Ces fonds présentent des règles d’interventions compatibles avec les souhaits des dirigeants de PME ou TPE : respecter l’actionnariat initial et privilégier l’ancrage territorial de l’entreprise.



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